Trouver une entreprise de démolition dans les Charentes

Entre le calcaire de Saintonge, les villas balnéaires de Royan reconstruites en béton et les quartiers bas de La Rochelle et de Rochefort exposés à la submersion marine, la démolition prend ici des formes très différentes d'un chantier à l'autre. Les diagnostics, la lecture du plan de prévention des risques et la vérification des accès déterminent ici la durée et le prix bien avant la surface à abattre.

démolition

Diagnostics et repérages avant intervention

Le repérage amiante avant travaux couvre tout immeuble dont le permis est antérieur au 1er juillet 1997 et oriente le chantier vers la sous-section 3 du code du travail, retrait par une entreprise certifiée, ou vers la sous-section 4 pour une intervention ponctuelle. Le plan de retrait est déposé un mois avant démarrage auprès de l'inspection du travail, de la Carsat et de l'OPPBTP, avec le détail du confinement, des empoussièrements attendus et des protections collectives. Sur le bâti antérieur à 1949, très courant dans les vieux quartiers d'Angoulême, de Saintes et de Cognac, le constat de risque d'exposition au plomb s'ajoute au dossier.

Le diagnostic relatif aux produits, équipements, matériaux et déchets, institué par le décret du 25 juin 2021, s'impose depuis le 1er janvier 2022 dès 1 000 m² de surface cumulée démolie ou rénovée, et pour tout local ayant abrité des substances dangereuses. Chais et anciennes distilleries du Cognaçais, entrepôts portuaires de La Pallice et ateliers de l'arsenal de Rochefort relèvent souvent de ce second cas.

Le bâti charentais face à la démolition

Le calcaire de Saintonge, tendre et facile à tailler, constitue l'essentiel des maisons de bourg et des logis. Hourdé à la chaux, il se démonte sans grande difficulté et se prête au réemploi de la pierre de taille, à condition de déposer par assises plutôt que de pousser la façade. Il tolère mal les vibrations, ce qui écarte le brise-roche à proximité d'un mur conservé.

Royan pose un problème inverse. La ville détruite en 1945 a été rebâtie dans les années 1950 en béton armé, avec des voiles minces, des voûtes et des porte-à-faux qui exigent une lecture structurelle avant toute dépose : un élément coupé au mauvais endroit modifie l'équilibre général. Une partie de ce patrimoine est protégée et sa démolition se heurte souvent à un refus. L'air marin, enfin, joue un rôle propre : les chlorures pénètrent le béton, corrodent les aciers et provoquent un éclatement des enrobages. Une structure littorale des années 1960 se révèle parfois plus fragile qu'elle n'en a l'air, ce qui interdit d'y engager des engins sans vérification des planchers.

Zones basses, submersion et servitudes

Le littoral charentais compte de nombreux secteurs situés sous le niveau des plus hautes mers, autour de Rochefort, dans les marais de Brouage et sur les franges de La Rochelle. La tempête Xynthia de février 2010 a conduit à une révision profonde des plans de prévention des risques littoraux, avec des zones où la reconstruction après démolition est interdite ou strictement encadrée, ce qui pose en amont la question du devenir de la parcelle. Sur ces sols de marais, la nappe est haute et le terrain peu portant : plaques de répartition, blindage des fouilles et parfois rabattement provisoire deviennent la règle. Le retrait-gonflement des argiles, marqué en Charente, commande en outre de refermer et de drainer l'emprise en fin de chantier.

Autorisations et délais

Le permis de démolir découle des articles R421-26 et suivants du code de l'urbanisme. Il devient obligatoire par délibération communale, dans les sites patrimoniaux remarquables, aux abords des monuments historiques et pour les immeubles protégés au plan local d'urbanisme. L'instruction dure deux mois, trois lorsque l'architecte des Bâtiments de France doit se prononcer, cas fréquent dans le centre de Saintes, autour de l'arsenal de Rochefort ou sur le front de mer de Royan. L'autorisation reste valable trois ans et se proroge deux fois un an. Lorsqu'une construction succède immédiatement à la démolition, le permis de construire vaut permis de démolir. Les situations de péril imminent et d'insalubrité irrémédiable suivent une procédure distincte, sur arrêté du maire ou du préfet.

Réseaux enterrés et mitoyenneté

La déclaration de travaux et la déclaration d'intention de commencement de travaux se font au guichet unique, conformément à la réglementation anti-endommagement de 2011. Le marquage-piquetage précède toute atteinte au sol et chaque concessionnaire atteste par écrit la coupure des réseaux. Dans les rues étroites d'Angoulême ou du centre ancien de La Rochelle, les maisons se touchent et la démolition partielle d'un corps de bâtiment suppose un constat d'huissier avant travaux, un étaiement calculé, parfois une reprise en sous-oeuvre, et le traitement du mur mitoyen selon les articles 653 et suivants du code civil.

Méthodes et matériels

Le curage précède la démolition de structure : menuiseries, cloisons, isolants, réseaux et équipements sont déposés avec séparation des flux à la source. Cette phase absorbe souvent le tiers du budget mais réduit le tonnage mélangé, dont l'élimination coûte plusieurs fois celle des inertes triés. En intérieur, robots télécommandés et minipelles électriques évitent les gaz d'échappement. La démolition de structure repose ensuite sur la pelle à bras de démolition équipée d'une pince de tri, d'une cisaille béton, d'un brise-roche hydraulique ou d'un grappin, avec un grignotage progressif qui permet le tri en continu. Brumisation, bâchage et suivi de la vitesse particulaire limitent les nuisances, dans les horaires fixés par arrêté préfectoral. Sciage au câble diamanté et carottage prennent le relais quand une partie du bâtiment est conservée.

Déchets, tri et filière de reprise

Le tri des sept flux s'applique sur le chantier. Depuis mai 2023, la filière de responsabilité élargie du producteur pour les matériaux de construction assure la reprise sans frais des déchets triés en points de collecte agréés. Les inertes partent en installation de stockage dédiée ou se concassent sur site en granulats recyclés. Les déchets dangereux, amiante en tête, circulent sous bordereau de suivi dématérialisé. Le coefficient de foisonnement du béton, de 1,3 à 1,6, gonfle vite le nombre de camions.

Tarif des démolisseurs en Charente et Charente-Maritime

Une démolition mécanique complète, évacuation comprise, se négocie le plus souvent entre 30 et 80 euros du mètre carré. Le curage seul se situe plutôt entre 20 et 50 euros du mètre carré. Le retrait d'amiante ajoute couramment 30 à 100 euros du mètre carré selon le matériau et le confinement. L'accessibilité de la parcelle, la portance du sol et la distance à l'exutoire pèsent davantage que la surface, en particulier sur les îles et dans les communes de marais.

Sélection d'entreprises de démolition des Charentes

DP Démolition, établie à Angoulême, traite la démolition de bâtiments, la déconstruction et le démantèlement, et couvre également le curage, le broyage et le concassage, avec une zone d'intervention annoncée en Charente et dans plusieurs départements voisins.

MGLM, entreprise de travaux publics implantée à Cognac, mène terrassements et démolitions sur le territoire charentais, y compris la démolition de constructions en béton armé et l'accompagnement de chantiers demandant une préparation du terrain.

DAT, basée en Charente-Maritime, intervient aussi en Charente pour des travaux de démolition, de démantèlement et de déconstruction, et complète son activité par l'assainissement individuel et le terrassement pour maisons, piscines et aménagements extérieurs.

SARL Dupuy David, entreprise de travaux publics installée à Ars, réalise terrassements et démolitions, sur des chantiers de préparation de terrain comme sur des opérations de déconstruction de structures existantes.

Zones couvertes

Principales villes en Charente-Maritime : La Rochelle, Saintes, Rochefort, Royan

Principales villes en Charente : Angoulême, Cognac